Agenda


Infos pratiques

Fermer Administration

Fermer B2I et MELIA

Fermer Cahier de textes en ligne

Fermer Foyer

Fermer Le Fil AJT

Fermer Orientation

Fermer Réserver la salle informatique ou la salle multimédia

Fermer SEGPA

Fermer UPI

Fermer Vie Scolaire


Recherche





Webmestre - Infos


Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne


Histoire des arts - 05 - Le XIXème siècle


Le XIXème siècle

XIX° siècle

Néoclassicisme
A la fin du XVIII° siècle apparaît un art sobre, issu des Lumières, et s’inspirant de l’Antiquité grecque, romaine et égyptienne : l’art néoclassique. En France, ce mouvement a été renforcé par l’arrivée au pouvoir de Napoléon 1er . Celui-ci a cherché à renforcer sa légitimité en inscrivant son règne dans la continuité des Romains, se rêvant en héritier de l’empire quasi-mondial dirigé par Rome presque 3000 ans avant lui. La campagne d’Egypte, notamment, servira de modèle aux artistes de l’époque.


Jacques Louis David, Léonidas aux Thermopyles, 1814, huile sur toile, Musée du Louvre, Paris.
 
Dans ce tableau, David (1748-1825) a représenté son personnage principal, le roi spartiate Léonidas 1er, nu à la manière des antiques statues grecques pour rendre hommage à son courage. En effet, ce roi s’est sacrifié lors de la bataille des Thermopyles avec quelques centaines d’hommes pour permettre aux autres grecs d’échapper aux Perses. Cette histoire est racontée dans le très graphique, quoiqu’un peu violent,  film « 300 » du réalisateur Zack Snyder. Le nu est l’expression du beau idéal, c’est une allégorie du courage et non la tenue habituelle des hoplites, les fantassins de l'infanterie lourde grecque ! ! !


Jean-Dominique Ingres, La grande Odalisque, 1815, huile sur toile.


A l’image du néoclassicisme, d’autres mouvement artistiques du XIX° siècle trouveront leur inspiration dans l’art du passé. Le préraphaélisme s’est ainsi intéressé à l’art primitif italien de la fin de la période gothique. Le néo-roman, le gothic revival et des écrivains comme Victor Hugo, Prosper Mérimée ou l’architecte Viollet-le-Duc se sont particulièrement nourris du Moyen-Âge. Les néo-florentins se sont inspirés de l’art italien apparu à Florence pendant la Renaissance.

L’art académique ou « pompier »
Depuis sa création en 1648, l’Académie royale de peinture et de sculpture a décidé de la norme en matière d’art. Un art officiel et accepté par les riches bourgeois mais peu ouvert aux nouveautés et à l’expression personnelle, qui fut dominant. Par dérision, ce genre très académique fut surnommé « pompier » à cause de son côté parfois clinquant, brillant, très ordonné.

Quelques exemples de peintures académiques ou « pompiers » du second empire :


Alexandre Cabanel (1823-1889), La Naissance de Vénus, 1863, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris.

William Bouguereau (1825-1905), La Naissance de Vénus, 1879, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris.


Thomas Couture, Les Romains de la Décadence.


Le Romantisme

Le néoclassicisme laissera progressivement sa place au début du XIX° siècle à un art plus tourmenté et moins officiel. La littérature fait la part belle à des écrits empreints de sentiments exacerbés, exprimant les tourments du cœur et de l’âme. Le romantisme est un mouvement artistique global, qui touchera aussi bien la peinture que la littérature, la musique et la sculpture. Le romantisme exprime le mystère, le fantastique, le rêve et situe souvent ses actions dans un passé lointain et mythologique qui permet de les dramatiser.
Théodore Géricault (1791-1824) et Eugène Delacroix (1798-1863) sont les représentants français de cette peinture. Caspar David Friedrich (1774-1840) est le chef de file de la peinture romantique allemande et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) en sera le représentant britannique, spécialisé dans les paysages et les marines. Francisco de Goya sera le peintre espagnol le plus proche de ce mouvement.
 

Caspar David Friedrich, Le voyageur contemplant une mer de nuages, 1818, huile sur toile.


Caspar David Friedrich, Abbaye dans la forêt de chênes, 1808 - 1810, huile sur toile.


Francisco de Goya, Saturne dévorant ses enfants, 1819, huile sur toile.


Théodore Géricault, Le radeau de la Méduse, 1819, huile sur toile.


Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple, 1830, huile sur toile.


L’invention de la photographie

Reproduire la réalité a été l’un des rêves des artistes de tous les temps. La technique de la perspective fut une avancée considérable dans cette quête d’une représentation fidèle de l’espace mais l’invention d’un procédé mécanique, et non plus manuel comme le dessin ou la peinture, viendra bouleverser les pratiques artistiques. On considère que notre voisin bourguignon Nicéphore Niépce (1765-1833) est l’inventeur de la photographie (le musée de la photographie de Chalon sur Saône porte d'ailleurs son nom !). En fait il a réuni plusieurs inventions existantes – la découverte des propriétés du chlorure d’argent, la chambre noire, l’objectif et les propriétés fixatives de l’hyposulfite de sodium, l’albumine (blanc d’œuf) comme liant des grains d’argent – en un seul procédé qui lui permettra de réaliser les premières photographies vers 1825. Le monde n'a vraiment découvert cette nouvelle technique qu'après l'annonce officielle de cette invention par le physicien François Arago de l'Académie des Sciences en 1839.


Nicéphore Niépce, vue extérieure, photographie vers 1825


Plus tard, Daguerre et Talbot amélioreront la technique et réaliseront des photographies de personnes immobiles, puis en mouvement. La chronophotographie de Marey et Muybridge permettra de décomposer le mouvement des êtres vivants jusqu’à l’invention du cinématographe en 1895 par les frères Auguste et Louis Lumière.


Jean-François Millet, L'angélus, 1859, huile sur toile.


1863, naissance de l’art moderne

En 1863, Napoléon III décide créer un « Salon des refusés » pour tous les artistes qui se voient refuser l’accès au salon annuel officiel par le jury de l’Académie.

Edouard Manet, Le déjeuner sur l'herbe, 1862, huile sur toile.


Edouard Manet, Olympia, 1863, huile sur toile.

Gustave Courbet, Bonjour Monsieur Courbet, 1855, huile sur toile.


Gustave Courbet, L’enterrement à Ornans, 1849 - 1850, huile sur toile.
Ces œuvres furent très mal reçues par le public et les critiques d’art parce que les contemporains de Manet et Courbet ne pouvaient pas accepter que des personnages de la vie de tous les jours (la jeune fille nue et les étudiants en béret du Déjeuner sur l’herbe par exemple) soient représentés avec la même importance que les personnages mythologiques ou les puissants princes des toiles classiques.


L’impressionnisme

Quelques artistes comme Edouard Manet, Claude Monet, Edouard Degas, Alfred Sisley ou Camille Pissaro, habitués du « Salon des refusés », créeront le mouvement impressionniste en réaction à l’art officiel, bientôt rejoints par Frédéric Bazille ou William Turner.

Claude Monet, Impression soleil levant, 1873, huile sur toile.

C’est en 1874 que le critique d’art Louis Leroy, voulant se moquer de ce tableau de Claude Monet représentant le port du Havre, intitulera son article « l’exposition des impressionnistes ». ceux-ci conserveront le terme, considérant qu’il exprime assez bien leur volonté de traduire sur la toile des « impressions visuelles et colorées » réalisées directement en extérieur, face au modèle, et non dans l’atelier à partir de croquis comme c’était l’habitude alors.

Claude Monet, La promenade ou la femme à l'ombrelle, 1875, huile sur toile.

William Turner, Pluie, vapeur, vitesse, 1844, huile sur toile.

Plusieurs artistes ou mouvements de la fin du XIX° ou du début du XX° siècle seront considérés comme les héritiers de l’impressionnisme. C’est le cas du pointillisme de Georges Seurat, inspiré par les recherches scientifiques sur la couleur d’Eugène Chevreul. Camille Corot et l’école de Barbizon garderont de l’impressionnisme la peinture de paysages en extérieur, sur le motif.

Vincent Van Gogh ou Paul Gauguin, s’ils se sont inspirés à leurs début des peintres impressionnistes, introduiront progressivement des éléments personnels, expressionnistes ou symboliques qui les rendront singuliers.


Vincent Van Gogh, 2 Autoportraits, vers 1890, huile sur toile


Paul Gauguin, Femmes de Tahiti, 1891, huile sur toile


L’architecture métallique

Le mobilier urbain richement orné (réverbères, fontaines, balcons…) qui apparaît dans les villes et quelques constructions architecturales (halles, gares, fabriques aux ossatures métalliques masquées par des fausses façades en pierre) doivent leur existence au développement des fonderies. Le travail du fer et du métal permettra la réalisation des chemins de fer, du Pont des Arts (1804) et de la Tour Eiffel (1889) à Paris.
Sans oublier le fameux Crystal Palace de l'architecte Joseph Paxton ayant accueilli la première exposition universelle de Londres en 1851. Cet édifice révolutionna l'architecture ! 

Gustave Eiffel, La tour Eiffel, 1889, construction métallique.


Auguste Rodin, Le baiser, 1898, bronze.


Date de création : 29/12/2009 @ 08:37
Dernière modification : 29/12/2009 @ 23:12
Catégorie : Histoire des arts
Page lue 272 fois


Prévisualiser Prévisualiser     Imprimer l'article Imprimer l'article


react.gifRéactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !



SEGPA


Pédagogie

Fermer ASSR

Fermer Anglais

Fermer Arts plastiques

Fermer CDI - Documentation

Fermer DP3

Fermer Education musicale

Fermer Education physique et sportive

Fermer Espagnol

Fermer Français

Fermer Histoire - Géographie - Education civique

Fermer Histoire des arts

Fermer Latin

Fermer Mathématiques

Fermer Physique - Chimie

Fermer Quoi de neuf ?

Fermer Sciences et Vie de la Terre

Fermer Technologie


Quoi de neuf ?


Des Skins pour votre Guppy v4.6 par Skins All Valid CSS Charli77 Skins